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Exposition d’art vidéo à la station europe sur la ligne 3 du métro à Paris. Du 6 janvier au 2 avril 2010. Vernissage le mercredi 13 janvier, à partir de 18h. Tous les jours de 5h à 1h30.

S’inscrivant dans la troisième édition du Festival Inter-Cambio, qui tend, depuis 2007, à valoriser les échanges entre les scènes artistiques, PROJECTION présente une quinzaine d’artistes issus de divers contextes culturels et géographiques. L’exposition explore les modalités de représentation de soi par le biais du médium vidéo. Se mettant en scène de manière plus ou moins explicite, ces artistes, émergents ou plus confirmés, posent la question de leur rapport à la création et au monde de l’art. PROJECTION renvoie à l’inscription des artistes dans un microcosme social et artistique particulier et propose une multitude de points de vue, souvent autocritiques, sur le statut de l’artiste aujourd’hui.

Certains, résolument tournés vers le monde, agissent par petites touches troublant l’ordre naturel des choses. Ivan Moudov ou Katarína Patrášová endossent non sans cynisme le rôle de l’artiste au service de la communauté, perturbant et pointant du doigt d’un même mouvement les mécanismes qui régissent l’espace public. Jana Kapelová, Jaroslav Kyša, Miodrag Krkobabić et Tiago Judas dénoncent plus frontalement l’agressivité de notre environnement, la société de contrôle et de consommation, sa malbouffe.

Lia Chaia, Kateřina Držková et Sebastian Moldovan interviennent dans un registre plus introspectif évoquant l’histoire de leur pays d’origine et son évolution. La question du portrait reste centrale dans ces démarches, un portrait élaboré de biais, avec des objets du quotidien pour Felix Fernández, Kristína Hečková et Sara Ramo ; en se posant en dehors du monde, pour Fayçal Baghriche et Nino Cais ; ou interrogeant les figures tutélaires de sa pratique pour Antoine Sement.

La station de métro Europe sur la Ligne 3 est le lieu symboliquement désigné comme point de départ de ce projet d’exposition itinérant qui confronte l’identité et le regard de cette communauté internationale en pleine expansion et redéfinition. De janvier à avril 2010, sur les quais du métro, lieu d’exposition inhabituel, la vision introspective des artistes croisera pendant quelques minutes le regard des passagers attendant leur rame. Interférant avec la temporalité, le rythme et l’espace de ce lieu de transit, PROJECTION propose une alternative originale à la passivité du regard, souvent trop efficacement accaparé par l’image publicitaire.

Organisée par un collectif de jeunes curateurs internationaux, cette exposition circulera dans plusieurs pays durant l’année 2010 : l’Espagne, la Roumanie, la Slovaquie, la République Tchèque, le Portugal et le Brésil.

Fayçal Baghriche
Né en 1972 à Skikda, Algérie. Vit et travaille à Paris, France.
Fayçal Baghriche propose une vision du monde en prise avec le réel où se côtoient  histoire de l’art et culture populaire dont il interroge et détourne les signes. Ses interventions filmées dans l’espace public se jouent de manière burlesque de la figure de l’artiste démiurge et du culte actuel de la mise en scène de soi et du corps. Dans la vidéo Le Sens de la Marche, l’artiste se pose de manière littérale à contre-courant du monde. Fayçal Baghriche a récemment participé à la deuxième édition de la Force de l’Art et il a exposé dans de nombreux centres d’art et galeries en France et à l’étranger.
Born in 1972 in Skikda, Algeria. Lives and works in Paris, France.
Faycal Baghriche offers a view of the world in touch with reality which gathers art history and popular culture while questioning and circumventing signs. His videotaped interventions in public space are dealing in a burlesque way with the figure of the artist demiurge and the current self-worship and the cult of the body. In the video Le Sens de la Marche, the artist is literally walking against the current world. Fayçal Baghriche recently attended the second edition of the Force de l’Art and has exhibited in numerous art centers and galleries in France and abroad.
http://www.entrepriseculturelle.org/fayce/

Fayçal Baghriche

Né en 1972 à Skikda, Algérie. Vit et travaille à Paris, France.

Fayçal Baghriche propose une vision du monde en prise avec le réel où se côtoient  histoire de l’art et culture populaire dont il interroge et détourne les signes. Ses interventions filmées dans l’espace public se jouent de manière burlesque de la figure de l’artiste démiurge et du culte actuel de la mise en scène de soi et du corps. Dans la vidéo Le Sens de la Marche, l’artiste se pose de manière littérale à contre-courant du monde. Fayçal Baghriche a récemment participé à la deuxième édition de la Force de l’Art et il a exposé dans de nombreux centres d’art et galeries en France et à l’étranger.

Born in 1972 in Skikda, Algeria. Lives and works in Paris, France.

Faycal Baghriche offers a view of the world in touch with reality which gathers art history and popular culture while questioning and circumventing signs. His videotaped interventions in public space are dealing in a burlesque way with the figure of the artist demiurge and the current self-worship and the cult of the body. In the video Le Sens de la Marche, the artist is literally walking against the current world. Fayçal Baghriche recently attended the second edition of the Force de l’Art and has exhibited in numerous art centers and galleries in France and abroad.



http://www.entrepriseculturelle.org/fayce/

Nino Cais
Sin Titulo, 2008 (Acknowledgements: Museu de Arte Moderna da Bahia (MAM Bahia)
Né en 1969 à São Paulo, Brésil. Vit et travaille à São Paulo.
Le corps de Nino Cais sert à la fois de support, de base et de matière à ses oeuvres, qu’il présente en dessin, photographie, performance et vidéo. Dans la vidéo Sin Titulo (Sans Titre) de 2008, l’artiste se confronte à l’immensité de l’océan auquel il fait face, suivant la tradition romantique. Mais, les pieds dans l’eau d’une bassine, il rapporte cette gigantesque étendue d’eau à son échelle d’homme.
Born in 1969 in São Paulo, Brazil. Lives and works in São Paulo.
Nino Cais conceives his body as a framework, a starting point and a material for his artworks: drawings, photographs, performances and videos. In his video Sin Titulo the artist is facing the immensity of the ocean, after the Romantic tradition. But, with his feet in the water contained in a bucket, he brings down this vast amount of water to human scale.

Nino Cais

Sin Titulo, 2008 (Acknowledgements: Museu de Arte Moderna da Bahia (MAM Bahia)

Né en 1969 à São Paulo, Brésil. Vit et travaille à São Paulo.

Le corps de Nino Cais sert à la fois de support, de base et de matière à ses oeuvres, qu’il présente en dessin, photographie, performance et vidéo. Dans la vidéo Sin Titulo (Sans Titre) de 2008, l’artiste se confronte à l’immensité de l’océan auquel il fait face, suivant la tradition romantique. Mais, les pieds dans l’eau d’une bassine, il rapporte cette gigantesque étendue d’eau à son échelle d’homme.

Born in 1969 in São Paulo, Brazil. Lives and works in São Paulo.

Nino Cais conceives his body as a framework, a starting point and a material for his artworks: drawings, photographs, performances and videos. In his video Sin Titulo the artist is facing the immensity of the ocean, after the Romantic tradition. But, with his feet in the water contained in a bucket, he brings down this vast amount of water to human scale.

Lia Chaia
Minhocao, 2006
Née en 1978 à São Paulo, Brésil. Vit et travaille à São Paulo.
L’économie des moyens est une caractéristique centrale des performances vidéo de Lia Chaia, dans lesquelles l’artiste incarne souvent allégoriquement la ville. Son action dans Minhocao (2006) consiste à avaler les photos d’un ensemble de bâtiments de la ville de São Paulo. En montage inversé, le spectateur a l’impression que l’artiste les recrache les unes après les autres. Au croisement de plusieurs disciplines artistiques, Chaia interroge les bouleversements du paysage urbain et la façon dont la nature y est manipulée.
Born in 1978 in São Paulo, Brazil. Lives and works in São Paulo.
Economy of means is one of the main characteristics in the video-performances of Lia Chaia, in which the artist often embodies an allegorical figure of the city. Her action in Minhocao consists in swallowing pictures of buildings in the City of São Paulo. As it is shown backwards, the viewer has a feeling that the artist is spiting them out one after another. On the boundaries of several artistic practices, Chaia questions the disruptions in the urban landscape and how nature is manipulated.

Lia Chaia

Minhocao, 2006

Née en 1978 à São Paulo, Brésil. Vit et travaille à São Paulo.

L’économie des moyens est une caractéristique centrale des performances vidéo de Lia Chaia, dans lesquelles l’artiste incarne souvent allégoriquement la ville. Son action dans Minhocao (2006) consiste à avaler les photos d’un ensemble de bâtiments de la ville de São Paulo. En montage inversé, le spectateur a l’impression que l’artiste les recrache les unes après les autres. Au croisement de plusieurs disciplines artistiques, Chaia interroge les bouleversements du paysage urbain et la façon dont la nature y est manipulée.

Born in 1978 in São Paulo, Brazil. Lives and works in São Paulo.

Economy of means is one of the main characteristics in the video-performances of Lia Chaia, in which the artist often embodies an allegorical figure of the city. Her action in Minhocao consists in swallowing pictures of buildings in the City of São Paulo. As it is shown backwards, the viewer has a feeling that the artist is spiting them out one after another. On the boundaries of several artistic practices, Chaia questions the disruptions in the urban landscape and how nature is manipulated.


Kateřina Držková
Borders, 2007
Née en 1978 en République Tchèque. Vit et travaille à Prague, République Tchèque
Diplômée de la Faculté de Sociologie de l’université Charles à Prague, Kateřina Držková étudie désormais à la FAMU à Prague. Sa vidéo intitulée Borders (2007) retrace le parcours de deux jeunes filles situées de part et d’autre de la frontière germano-tchèque. Mettant en parallèle leurs discours, elle pointe les grandes similitudes existant entre ces deux modes de vie, révélant à travers cette forme d’autoportrait la figure d’une fille qui pourrait être sa jumelle: Karin Rolle. Ce mode de narration très simple mais efficace pointe l’aléatoire d’un système de répartition de l’espace en zones géographiques, mettant surtout en avant la dimension humaine des frontières.
Born in 1978 in Czech Republic. Lives and works in Prague, Czech Republic.
Graduated from the faculty of sociology in Charles’ university in Prague, Katerina Držková studies in the FAMU in Prague. Her video Borders shows the life of two young girls: one is Czech and the other is East-German. Thanks to a parallel between their discourse, she points at the numerous similitudes of their ways of life and reveals the figure of Karin Rolle who would be her twin. This kind of narration is extremely simple but efficient and emphasizes the randomness of repartition, bringing forward its human dimension.

Kateřina Držková

Borders, 2007

Née en 1978 en République Tchèque. Vit et travaille à Prague, République Tchèque

Diplômée de la Faculté de Sociologie de l’université Charles à Prague, Kateřina Držková étudie désormais à la FAMU à Prague. Sa vidéo intitulée Borders (2007) retrace le parcours de deux jeunes filles situées de part et d’autre de la frontière germano-tchèque. Mettant en parallèle leurs discours, elle pointe les grandes similitudes existant entre ces deux modes de vie, révélant à travers cette forme d’autoportrait la figure d’une fille qui pourrait être sa jumelle: Karin Rolle. Ce mode de narration très simple mais efficace pointe l’aléatoire d’un système de répartition de l’espace en zones géographiques, mettant surtout en avant la dimension humaine des frontières.

Born in 1978 in Czech Republic. Lives and works in Prague, Czech Republic.

Graduated from the faculty of sociology in Charles’ university in Prague, Katerina Držková studies in the FAMU in Prague. Her video Borders shows the life of two young girls: one is Czech and the other is East-German. Thanks to a parallel between their discourse, she points at the numerous similitudes of their ways of life and reveals the figure of Karin Rolle who would be her twin. This kind of narration is extremely simple but efficient and emphasizes the randomness of repartition, bringing forward its human dimension.

Félix Fernández
Leap Beds I, 2000-2001
Né en 1977 à Lugo, Espagne. Vit et travaille à Madrid, Espagne
À travers la représentation du corps endormi, Félix Fernández interroge les supports de l’identité dans le temps et dans l’espace. La vidéo Leap Beds I évoque le corps symbolique, métaphorique, mythique, organique et politique. Elle témoigne de la conception protéiforme que Félix Fernández applique à chaque pan de son travail. À partir du mouvement intime de draps blancs qui tour à tour dissimulent et exhibent le corps, le spectateur n’a de cesse de voir l’artiste tantôt endormi, tantôt éveillé, inquiet, immobile… Formant des paysages abstraits oniriques, ces draps évoquent des mondes particuliers et intimes.
Born in 1977 in Lugo, Spain. Lives and works in Madrid, Spain.
Through the representation of the sleepy body, the artist questions the forms of identity in time and space. The video Leap Beds I relies to the symbolic, metaphorical, mythical, organic, political body; of that polyhedral vision that Felix Fernandez applies to each part of his work. From an intimate game with white sheets which are hiding then exhibiting the body, the viewer sees juxtaposed the sleepy and the wide-awake artist, anxious, immovable. By generating images of organic and abstract landscapes, the sheets evokes particular and intimate worlds.

Félix Fernández

Leap Beds I, 2000-2001

Né en 1977 à Lugo, Espagne. Vit et travaille à Madrid, Espagne

À travers la représentation du corps endormi, Félix Fernández interroge les supports de l’identité dans le temps et dans l’espace. La vidéo Leap Beds I évoque le corps symbolique, métaphorique, mythique, organique et politique. Elle témoigne de la conception protéiforme que Félix Fernández applique à chaque pan de son travail. À partir du mouvement intime de draps blancs qui tour à tour dissimulent et exhibent le corps, le spectateur n’a de cesse de voir l’artiste tantôt endormi, tantôt éveillé, inquiet, immobile… Formant des paysages abstraits oniriques, ces draps évoquent des mondes particuliers et intimes.

Born in 1977 in Lugo, Spain. Lives and works in Madrid, Spain.

Through the representation of the sleepy body, the artist questions the forms of identity in time and space. The video Leap Beds I relies to the symbolic, metaphorical, mythical, organic, political body; of that polyhedral vision that Felix Fernandez applies to each part of his work. From an intimate game with white sheets which are hiding then exhibiting the body, the viewer sees juxtaposed the sleepy and the wide-awake artist, anxious, immovable. By generating images of organic and abstract landscapes, the sheets evokes particular and intimate worlds.